Un plaquage arrière, un coup de coude au visage, un empoisonnement, une simulation de chute. La faute est la face sombre du football que nous aimons détester. Sans infractions, le jeu serait trop stérile, mais avec elles, il devient parfois violent. Qu'est-ce qu'une faute du point de vue des règles ? Pourquoi certaines infractions provoquent-elles l'indignation, tandis que d'autres sont considérées comme "du travail propre" ? Et où passe la frontière entre la lutte et la saleté ? Laissons-nous expliquer.
Une faute (duangl. foul — sale, injuste) est une infraction aux règles commise par un joueur contre un adversaire. Mais pas toutes les infractions sont des fautes. Il y a des infractions techniques (par exemple, le toucher du ballon avec la main par un joueur de terrain, le jeu en hors-jeu). Et il y a des infractions personnelles - lorsque le joueur perturbe injustement l'adversaire, le pousse, le frappe, le retient. Une faute est un signal au juge : "On ne peut pas jouer ainsi". Mais les fautes font partie intégrante du football. Sans elles, le jeu serait similaire à un ballet, et non à une lutte. Les fautes sont le prix de l'intensité. La question est de savoir à quelle fréquence et avec quel objectif elles sont commises.
Toutes les fautes peuvent être divisées en trois catégories. Tactiques : le joueur enfreint les règles pour arrêter une attaque dangereuse, mais sans brutalité. Souvent, c'est un coup ou une retenue. Ils sont punis par un coup franc ou une carton jaune. Brutaux : des plaquages dangereux, des coups de pied aux jambes, des coups de coude dans le dos. C'est déjà la limite avec le traumatisme. Ils sont souvent punis par un carton jaune, et en cas de violence particulière, une carton rouge. Non sportifs : des simulations (plongeon), des insultes aux arbitres, le ralentissement du jeu, le blocage d'une attaque. Ce sont des fautes psychologiques, mais non physiques. L'arbitre peut également punir.
Pour une faute, l'arbitre nomme : coup franc (penalty si dans la surface de réparation), avertissement oral, carton jaune, carton rouge. Jaune pour une faute grossière, une simulation, un blocage d'attaque. Deux jaunes - expulsion. Rouge pour une faute particulièrement grossière (plaquage en arrière au pied, coup de coude, jet de boue, comportement agressif). Après l'expulsion, l'équipe joue à moindre nombre. En 2026, les règles ont été durcies : pour une simulation entraînant un penalty, on donne un carton jaune, et une répétition - expulsion. Pour un coup de pied aux jambes en arrière, carton rouge direct, même si le joueur s'est excusé.
C'est un art à part entière. Le défenseur enfreint intentionnellement les règles pour ne pas permettre à l'attaquant de jouer seul. Il attrape la chemise, pousse, parfois frappe les jambes. L'arbitre donne un carton jaune, mais c'est mieux que but. Les fautes tactiques sont souvent appelées "professionnelles". Rappelons Maldini, qui disait : "Parfois, il faut sacrifier une carte pour l'équipe". En 2026, les fautes tactiques sont devenues plus rares, car VAR les fixe strictement. Mais elles font toujours partie du jeu.
Le plongeon est lorsque le joueur tombe sans contact ou exagère fortement. L'objectif : gagner un coup franc ou un penalty. La simulation irritant les spectateurs et les arbitres. Mais c'est aussi un art. Rappelons Neymar ou Suárez. Leurs chutes sont entrées dans l'histoire. En 2026, les arbitres regardent les répétitions et donnent des cartons jaunes pour simulation. Mais les joueurs essaient toujours de tromper. C'est un jeu dans le jeu. Est-ce éthique ? C'est discutable.
Le système de vidéo-assistance (VAR) a changé l'attitude vis-à-vis des fautes. L'arbitre peut réexaminer le moment. Cela a réduit le nombre d'erreurs, mais ajouté des controverses. VAR intervient souvent dans les penaltys et les cartons rouges. En 2026, VAR est devenu plus rapide, mais les fans se plaignent toujours. Parfois, une infraction était il y a cent ans, et elle est "resuscitée" pour changer la décision. D'une part - la justice. D'autre part - l'émotion du jugement en direct est tuée.
Une faute grossière qui blesse un joueur n'est pas un jeu, mais un crime. Par exemple, un plaquage en arrière qui casse une jambe. Ces cas provoquent l'indignation. Les fautes peuvent être "nettes" (lutte pour le ballon, collision accidentelle) et "sales" (coup de pied aux jambes sans ballon, coup de coude). Les joueurs savent la frontière, mais ils en franchissent parfois. En 2026, les comités disciplinaires punissent plus sévèrement le comportement "nonsportif". Mais il n'y a pas d'opinion unanime : où finit la faute et commence le crime.
Kevin Keegan - coup de pied sur Gullit (1990). Roy Keane - plaquage contre Høland (2001). Pep Guardiola - faute contre Ronaldinho ? Non. La faute la plus célèbre - le match " sanguinaire " entre l'Argentine et l'Uruguay dans les années 1930. Mais dans l'ère moderne - la finale de la Coupe du Monde 2006, où Zidane a frappé Materazzi à la tête. Faute ? Oui. Mais émotionnelle. En 2026, ce cas est toujours discuté.
La faute est une partie inévitable du football. Elle donne de l'acuité, du dramatisme, teste le caractère des joueurs et des arbitres. Sans fautes, le jeu serait ennuyeux. Mais il est important que les fautes ne passent pas en blessures et en arrogance. Les technologies aident, mais la décision finale appartient à l'arbitre. En 2026, nous voyons un football où les fautes ne sont pas une honte, mais le prix de la lutte. Et chaque joueur décide pour lui-même : se battre honnêtement ou jouer sale.
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